mardi 18 décembre 2012

le SMS au cœur de l'internet des objets



le SMS au cœur de l'internet des objets

leWeb12-2.JPGS’il y a une chose qui m’a interpellé la semaine dernière à la conférence LeWeb12, c’est laprésence du SMS dans plusieurs innovations. Que ce soit sur des objets postmodernes ou de nouvelles applications, beaucoup d’entrepreneurs plébiscitent encore le SMS. Et oui, le SMS n’a pas pris une ride ! Pour ceux qui ne le savent pas, leSMS vient de fêter ses 20 ans…je ne vous en dis pas plus, Francis Péneau (blogueur relation client) vous en dira plus dès lundi.
Voyons un peu comment le SMS est utilisé dans ces objets connectés à Internet.

Sigfox, la boîte aux lettres magique

Sigfox, une start up française nous propose de nous envoyer des SMS dès que le facteur dépose un courrier dans la boîte aux lettres. En fait, un capteur placé au fond de la boîte à lettre détecte les mouvements et émet des données sur un réseau cellulaire bas débit, dédié au Machine to Machine. Les coûts sont alors inférieurs aux réseaux existants.

Taxi Beat, la relation taxi-client

Taxi beat ou le client est roi…Cette application gratuite nous offre la possibilité de choisir simplement notre taxi. Tout d’abord, je me géocalise, je choisis mon taxi (selon ma disponibilité, mon adresse ou ses services) et je commande. Et hop, je reçois par SMS (via une API SMS) la confirmation de la réservation de mon taxi. Je peux ainsi suivre l’arrivée de mon taxi. Nous en parlerons plus précisément dans un autre post. J’ai eu la chance de pouvoir interviewer l’équipe de Taxi Beat présente à LeWeb12.

Be-Bound, internet via SMS

Be-bound, arrivé deuxième lors de la compétition des startup organisé par LeWeb nous propose de nous connecter à internet sans le wifi, sans la 3G et sans le Edge ! Comment ? Par SMS, via le réseau 2G. La suite dans un autre article avec tous les détails.
 start-up-competition-be-bound.png

SmartThings : la maison domotique, la maison de demain

SmartThings a choisi d’utiliser le SMS dans la domotique. L’idée est de rendre plus intelligent notre environnement. Comment ? Via des capteurs, ils nous proposent de nous informer par SMS dès qu’une action est réalisée dans la maison ( le chien s’est échappé, le chien est revenu, éteindre le radiateur lorsque nous quittons la maison etc.). Les objets interagissent et communiquent par SMS ! Toutes les idées sont envisageables puisque Jeff Hagins, l’entrepreneur de SmartThings fait de l’ « open API » ; il laisse la possibilité aux utilisateurs, aux développeurs de créer différentes applications.

Facebook fait du SMS

Enfin, Facebook, le géant américain des réseaux sociaux a profité de la conférence LeWeb pour annoncer l’ouverture de sa messagerie instantanée aux non utilisateurs de sa plateforme. Dorénavant, seulement avec un nom et un numéro de téléphone, vous pouvez créer un compte messenger et envoyer des messages à tout votre carnet d’adresse. Rien de nouveau, juste une technologie vielle comme le monde ! Enfin presque…
Soraya Benali

  (http://blogs.orange-business.com/relation-client/2012/12/le-sms-au-coeur-de-linternet-des-objets.html?mediatic-11dec12=sms&IdTis=XTC-FTGE-F8ZJRQ-DD-DEJ8-I4S) 

Polémique : la vie est-elle sortie de l’eau plus tôt que prévu ?




Polémique : la vie est-elle sortie de l’eau plus tôt que prévu ?

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences
La vie pourrait être sortie des océans plusieurs dizaines de millions d’années plus tôt que le suggèrent les théories actuelles. La présence de lichens au sein de roches australiennes datant de l’Édiacarien en témoignerait. Attention toutefois, cette étude est déjà fortement décriée.
L’explosion cambrienne marque une étape importante de l’histoire de la Terre. En effet, les grands groupes animaux actuels seraient apparus durant cet événement survenu voici 542 à 485 millions d’années. Cependant, la vie prospérait déjà pendant l’Édiacarien, il y a 630 à 542 millions d’années. Selon les théories admises, les êtres vivants de l’époque évoluaient exclusivement dans les océans. C’est du moins ce que l’on pensait jusqu’à la publication d’une nouvelle étude, déjà fortement critiquée, dans la revueNature.
De nombreuses informations sur les fossiles sont obtenues en analysant les roches qui les renferment. Ainsi, un organisme trouvé au sein de sédimentscompactés devait, de son vivant, évoluer dans un environnement marin. À la suite d’une nouvelle caractérisation de structures géologiques australiennes datant de l’ÉdiacarienGregory Retallack de l’université de l’Oregon (États-Unis) vient dernièrement de remettre en cause la théorie retraçant la première conquête d’un environnement terrestre par un être vivant. Selon lui, des lichens vivaient déjà hors de l’eau 65 millions d’années plus tôt qu’on le pensait jusqu’alors.
Ces fossiles de Dickinsonia et de Parvancorina ont été mis au jour sur le site d’Ediacara Hills dans le sud de l’Australie. On a longtemps cru qu’il s’agissait de vers marins. Selon Gregory Retallack, ce sont plutôt des lichens terrestres datant du Précambrien.
Ces fossiles de Dickinsonia et de Parvancorina ont été mis au jour sur le site d’Ediacara Hills dans le sud de l’Australie. Les paléontologues y voient des vers marins. Mais pour Gregory Retallack, ce sont plutôt des lichens terrestres datant du Précambrien. © Gregory Retallack
Une vie terrestre précoce soumise aux vents
Le premier indice lui a été donné par la texture de la roche accueillant les fossiles. En effet, seule l'existence de vents permettrait d'expliquer l’accumulation et l'orientation des grains observés. Par ailleurs, la couche stratigraphique fossilifère présente une teinte plus rouge que celle des couches directement situées au-dessus et en dessous. Selon l’auteur, cela serait dû à des altérations provoquées durant le Précambrien par une exposition aux éléments (vent et pluie).
Dernier indice important : des restes de structures tubulaires mesurant environ 1 cm, parfois plus, ont été trouvés au sein de la couche géologique située juste sous les fossiles, mais pas au-dessus. Or, ces éléments ressembleraient à des systèmes d’ancrage observés de nos jours chez deslichens, des organismes terrestres.
Des animaux marins transformés en lichens
Sur la base de ces trois éléments, Gregory Retallack en a conclu que la zone d’étude devait correspondre à un ancien sol exposé à l’air et recouvert de lichens (c’est-à-dire de Dickinsonia et Spriggina que l’on croyait être des animaux marins). Ce sol subissait par ailleurs un climat froid comparable à celui existant actuellement au niveau de la toundra arctique. Par conséquent, la vie aurait conquis des environnements terrestres 65 millions d’années plus tôt qu’on le pensait.
Cette étude suscite déjà de nombreuses réactions. Plusieurs chercheurs affirment en effet que le changement de couleur de la roche pourrait avoir eu lieu sous terre au cours du temps. Par ailleurs, des Dickinsonia etSpriggina, mais aussi certaines traces spécifiques qu’ils ont laissées durant leur vie, ont été trouvés dans d’autres gisements où la nature sédimentaire des roches est attestée avec certitude. Ils devaient donc vivre sous l’eau. Il est en effet difficile d’imaginer un être vivant du Précambrien présentant une physiologie simultanément adaptée à la vie dans une eau salée et à l’air libre. Seules de nouvelles études permettront de lever toute ambiguïté.

(http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/polemique-la-vie-est-elle-sortie-de-leau-plus-tot-que-prevu_43433/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20121218-[ACTU-polemique_:_la_vie_est-elle_sortie_de_l_eau_plus_tot_que_prevu__]) 

lundi 17 décembre 2012

Les grands américains de Philippe Labro



Les grands américains de Philippe Labro

Par , publié le 
François Busnel a lu Mon Amérique. 50 portraits de légende, de Philippe Labro. 
Pour comprendre un pays, il faut connaître ses légendes. Voilà qui vaut tout particulièrement pour les Etats-Unis d'Amérique, ce pays si neuf et déjà si vieux où règne depuis toujours l'axiome popularisé par John Ford : "Si la légende est plus belle que la réalité, ici, on imprime la légende." Philippe Labro découvrit l'Amérique à 16 ans. Il n'a cessé d'y séjourner, d'y retourner, d'y travailler, sondant l'âme d'une nation à travers ses soubresauts politiques et culturels. Dans un livre parfaitement subjectif et superbement illustré, il raconte ceux qui firent ce pays. Car tout est là : un pays n'existe qu'à travers ses génies. C'est à leur degré d'audace, de créativité, de rébellion que l'on mesure la grandeur d'une nation. 
Philippe Labro a choisi 50 Américains. Autant qu'il y a d'étoiles sur le drapeau. Leur point commun ? Ce sont tous des mavericks, c'est-à-dire des rebelles. Loin de toute forme d'exotisme, se méfiant de l'hagiographie facile, Philippe Labro retrace des parcours. Il n'a pas son pareil pour croquer un portrait en trois ou quatre pages, et cet art du bref, appris dans les colonnes de la presse américaine, culmine dans les portraits de Rosa Parks, d'Edward Hopper, de Richard Avedon ou d'Amelia Earhart. Il y a peu de femmes dans le livre de Labro, mais quelles femmes ! Amelia Earhart, justement. Aujourd'hui oubliée, elle fut une icône dans les années 1930. La première à traverser les Etats-Unis en autogire, puis la première femme à franchir l'Atlantique en solitaire. Elle meurt lors d'une nouvelle expédition, à l'approche de ses 40 ans, en 1937. Que symbolise-t-elle, sinon le destin brisé, le rêve d'Icare foudroyé ? C'est ça, l'Amérique de Labro : Icare et Prométhée, réincarnés mais toujours en chute libre et dévorés par un aigle, sur des terres nommées Montana, Colorado, Caroline ou Mississippi. Le chapitre sur Hopper est lumineux, comme celui consacré à "Satchmo". A travers ces destins, Labro rappelle que, si la poursuite du bonheur figure dans la Constitution même des Etats-Unis, la règle de vie de ce pays se résume ainsi : "Grace under pressure" (la grâce sous la pression). Bob Dylan(évidemment présent dans ce magnifique ouvrage) disait : "Il y a de nombreuses manières d'écrire une histoire. Le sensationnalisme n'en est pas une." Philippe Labro applique à la lettre la maxime du poète.  

   (http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-grands-americains-de-philippe-labro_1197629.html) 

Michel Marcelin: "La fin du monde aura lieu dans 5 milliards d'années"



Michel Marcelin: "La fin du monde aura lieu dans 5 milliards d'années"

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Publié le lundi 17 décembre 2012 à 07h03  - 7
Michel Marcelin : « La fin du monde aura lieu - 19460179.jpg
Pour l'astrophysicien Michel Marcelin, on n'a rien à redouter du calendrier Maya.Eric Estrade
Michel Marcelin, astrophysicien spécialisé dans l'étude des galaxies, a peut-être la tête dans les étoiles, mais il a bien les pieds sur terre. Une terre qu'il ne cesse d'arpenter pour couper court à la rumeur de fin du monde attribuée à tort aux Mayas.
À la veille de la date fatidique, ce chercheur au CNRS, en poste au Laboratoire d'astrophysique de Marseille, donnera sa dixième et dernière conférence au titre on ne peut plus explicite : « La fin du monde n'aura pas lieu le 21 décembre 2012 ».
Imagination des écrivains
Résolument rassurant, ce scientifique affirme que le calendrier maya, notamment le « compte long » qui permet de compter les jours de façon linéaire depuis le 11 août 3114 avant Jésus-Christ, n'est pas programmé pour s'arrêter ce 21 décembre. «À cette date, le calendrier affichera 13 baktuns(1). Si on veut, c'est un peu comparable à notre passage à l'an 2000.»
Si cette date apparaît bien sur une stèle Maya, sur laquelle figure également le dieu de la création Bolon Yokte, aucun cataclysme n'y est en revanche associé.
Le premier à voir la fin du monde à la date du 13 baktuns est le romancier américain Frank Waters en 1975. «Dans son romanMexico Mystique, il annonce des tremblements de terre catastrophiques qui détruiront le monde, mais il se trompe dans le calcul et place la date fatidique au 24 décembre 2011», s'amuse Michel Marcelin.
La vie devant soi
Suivront, toujours en 1975, Dennis et Terence McKenna, puis José Arguëlles en 1987, enfin John Major Jenkins en 1995. Mais c'est surtout Hollywood et le film « 2012 »sorti en 2009 qui a réveillé toutes les peurs. «Du business», affirme le scientifique marseillais. Et, comme pour mieux dénoncer la fable, de citer «l'existence d'une stèle datant du VIIesiècle après-J.-C. et qui fait référence au Roi Pacal de Palenque et à la célébration d'un anniversaire de son accession au pouvoir prévue pour le 15 octobre 4772 de notre calendrier».
Si les Mayas n'ont pas prédit la fin du monde, cela ne veut pas dire pour autant que la terre ne court aucun danger. Renouant avec sa discipline de prédilection, Michel Marcelin évoque pêle-mêle «les tempêtes solaires sans précédent ou encore les risques de collision avec des géocroiseurs(2)». La fin du monde, la vraie, arrivera «dans 5 milliards d'années, quand le soleil sera devenu une géante rouge et que la terre deviendra inhabitable». D'ici là, vous n'avez aucune excuse pour ne pas faire vos cadeaux de Noël.

1. Un baktun égale 144 000 jours
2. Quelque 10 000 tonnes de matière extraterrestre tombent sur terre chaque année. Quant aux géocroiseurs, astéroïdes qui croisent l'orbite de la terre, 7 000 sont répertoriés aujourd'hui, contre à peine 100 au début des années 1980.

  (http://www.nicematin.com/article/michel-marcelin-la-fin-du-monde-aura-lieu-dans-5-milliards-dannees.1085165.html) 

mardi 11 décembre 2012

Apollo 17 : il y a 40 ans, des astronautes atterrissaient sur la Lune pour la dernière fois


Apollo 17 : il y a 40 ans, des astronautes atterrissaient sur la Lune pour la dernière fois

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Publié le 11 décembre 2012 par Émeline Ferard
 
La mission Apollo 17 a eu lieu du 7 décembre au 19 décembre 1972, et fête cette année ses quarante ans. Ici, l'astronaute Harrison H. Schmitt est photographié à côté d'un énorme rocher lunaire
Mission Apollo 17 : l'équipage était constitué de trois hommes, Harrison Schmidt (à gauche), Eugene Cernan (assis) et Ronald Evans (à droite)Mission Apollo 17 : le vaisseau a décollé le 7 décembre à bord d'une fusée Saturne V depuis le Centre spatial Kennedy en FlorideMission Apollo 17 : après que leur vaisseau a été libéré de la fusée, les trois astronautes ont pu observer la Terre s'éloigner et prendre cette superbe photo devenue célèbre 'Blue Marble'
Il y a 40 ans jour pour jour, les astronautes de la mission Apollo 17 arrivaient sur la Lune après quatre jours de voyage spatial. A l'occasion de cet anniversaire, Eugene Cernan, commandant de la mission, a regretté qu'aucun astronaute ne soit retourné sur le satellite depuis cette date. 

17e du nom, cette mission a clôturé le programme Apollo lancé en 1961 par la NASA et elle fête en ce début décembre, ses 40 ans. En effet, c'est le 7 décembre 1972 qu'Apollo 17 a démarré avec le décollage de son équipage : Ronald Evans, Eugene Cernan, Harrison H. Schmidt. Le lancement a eu lieu depuis le Centre spatial Kennedy à l'aide d'une fusée Saturn V qui a réussi à s'arracher de son pas de tir malgré un incident mineur. Moins de trois heures plus tard, cette dernière libérait le vaisseau et le module lunaire avant que ceux-ci n'entament, une fois amarrés, leur voyage vers la Lune.

Au total, le périple a duré trois jours au terme desquels les trois astronautes se sont séparés : Cernan et Schmidt sont passés dans le module lunaire Challenger tandis qu'Evans est resté à bord du vaisseau en orbite. L'alunissage a eu lieu le 11 décembre au niveau de la vallée de Taurus-Littrow, située sur la bordure sud-est de la Mer de la Sérénité. Une région qui avait été choisie au détriment de deux autres sites candidats écartés parce qu'ils auraient pu conduire à des problèmes de communications et des incidents durant l'alunissage. La vallée, au contraire, présentait elle, un site de choix, tant par son étendue que par l'intérêt des éléments que les astronautes pouvaient y trouver.

C'est donc dans cette région que les astronautes, une fois arrivés, ont passé les trois jours de leur séjour lunaire. Un séjour qui a été ponctué de trois sorties extravéhiculaires d'une durée totale de 22 heures et 4 minutes. Les trois ont permis d'explorer plusieurs recoins de la Vallée et notamment des cratères (Shorty, Camelot, Van Serg) dont les deux astronautes ont rapporté plusieurs kilos de roches. Au final, plus de 100 kilos d'échantillons ont été prélevés sur le sol lunaire afin d'en apprendre plus sur la géologie de cette contrée encore inexplorée. 

Un retour vers la Terre en plusieurs étapes 

Plus en détail, la NASA comptait avec cette nouvelle et dernière mission en savoir plus sur la structure interne de la Lune, sa formation et l'histoire de son évolution. Elle voulait aussi répondre à des questions sur l'existence d'une activité volcanique récente et donc sur la formation du manteau volcanique. Dans ce but, Cernan et Schmidt qui était géologue, n'ont pas hésité à pousser l'exploration, malgré l'extrême fatigue que celle-ci provoquait chez eux, ramenant ainsi un très grand nombre de données et d'échantillons et parcourant plus de 35 kilomètres à la surface lunaire. 

Puis après une courte cérémonie et une dernière séance photo, les deux astronautes ont quitté la Lune le 14 décembre à bord de l'étage de remontée du module lunaire, abandonnant derrière eux certains instruments pour réduire au maximum le poids de l'engin. Suite à une série de manoeuvres délicates, ils sont alors parvenus à réussir le rendez-vous spatial avec le module de service pour retrouver à son bord, Evans. Mais la mission n'était pas tout à fait terminée puisque l'engin a encore passé une quarantaine d'heures en orbite lunaire à recueillir d'autres observations avant qu'il ne prenne la direction de la Terre. 
 
Le 17 décembre enfin, il était temps pour l'équipage de se préparer à son grand retour sur Terre et pour cela, il devait récupérer les cassettes des instruments du module de service. En effet, celui-ci allait être largué avant l'entrée dans l'atmosphère. C'est donc cette fois-ci Ronald Evans qui a procédé à la sortie extra-véhiculaire pour prendre les cassettes et rejoindre ses coéquipiers. Une opération qui s'est déroulée sans encombre. Le point final de la mission est alors survenu deux jours plus tard, à 19 heures 24 minutes lorsque le vaisseau a amerri à 19 heures et 24 minutes à 560 kilomètres au sud-ouest des Samoa dans l'océan Pacifique.

Une caméra abandonnée sur la Lune depuis 40 ans 

D'une durée totale de 301 heures et 52 minutes, Apollo 17 est la mission lunaire qui s'est avérée la plus productive du programme et celle qui a connu le moins d'incident technique. Elle a également permis d'établir quatre records dont celui du plus long temps passé à l'extérieur d'un vaisseau spatial (21 heures 19 minutes). Mais elle reste surtout comme la dernière mission à avoir mené des hommes sur la Lune : en 2012, Eugene Cernan demeure ainsi le dernier homme à avoir mis le pied sur la Lune. Un statut qu'il a d'ailleurs regretté lors de la cérémonie organisée pour célébrer les 40 ans de la mission. 

Alors qu'il était sur la Lune, l'astronaute était loin de penser qu'il serait le dernier à l'avoir foulée et a ainsi eu une idée : laisser la caméra dont il s'était servi pour prendre des photos, avec l'objectif pointé vers l'espace. Il pensait que ses successeurs pourrait la récupérer et mesurer les radiations que la lentille avait reçues. Mais depuis 40 ans, la caméra attend toujours qu'on la récupère... "J'ai laissé ma caméra Hasselblad avec la lentille pointant le zénith, l'idée étant qu'un jour, quelqu'un viendrait et observerait à quel point les radiations cosmiques solaires auraient détérioré le verre", a expliqué Eugene Cernan aujourd'hui âgé de 78 ans et reconnaissant que ce n'était peut-être pas une si bonne idée finalement. 

"En allant à l'échelle, je n'ai pas pris de photos de mon dernier pas. Quel idiot !", a t-il regretté ajoutant qu'il fallait absolument organiser d'autres missions à destination de la Lune dans les prochaines années. Aujourd'hui, de nombreux projets visent la planète Mars et ont quelque peu fait oublier notre satellite naturel. Pourtant, on est encore bien loin de tout savoir sur lui malgré les découvertes réalisées par les missions du programme Apollo et les engins lancés depuis vers la Lune.

   (http://www.maxisciences.com/programme-apollo/apollo-17-il-y-a-40-ans-des-astronautes-atterrissaient-sur-la-lune-pour-la-derniere-fois_art27899.html) 
 

Les réseaux sociaux, plus outils d'aide à la décision que de recrutement direct


Les réseaux sociaux, plus outils d'aide à la décision que de recrutement direct

Par L'Atelier - Paris 10 décembre 2012 Laisser un commentaire

Les sites de réseautage professionnel sont globalement très fréquentés des candidats et des entreprises. Mais ils sont surtout utilisés pour rechercher des informations sur des personnes et des employeurs déjà en contact par d'autres biais.

Réseaux sociaux et recrutement. Le sujet est souvent débattu. Qu'en est-il des chiffres, notamment en France ? Pour apporter ces précisions, RégionsJob a publié la troisième édition de son étude "Emploi et Réseaux sociaux". Selon celle-ci, si désormais employeurs comme candidats sont très présents sur ces canaux, ils ne les utilisent encore que de manière secondaire pour y trouver un emploi ou un candidat. Le rapport, mené auprès plus de 8000 postulants et 490 recruteurs,  explique que 76% des candidats disposent d’un profil professionnel en ligne ; et que 58% se disent des internautes confirmés. 53% des entreprises sont également présentes sur au moins un site social, et près de 70% des recruteurs se disent moyennement matures ou confirmés sur le sujet. Mais seulement 35% des candidats ont utilisé les réseaux pour la recherche d’un emploi, et une légère majorité (53%) des recruteurs ont affirmé passer par ces plateformes ; des chiffres bien loin des traditionnels jobboards et candidatures spontanées.

Pourquoi un tel constat ?

L’étude rapporte que seuls 37% des entreprises ont recruté une personne par le biais de ces canaux. Pour les analystes, l’une des explications est la trop grande différence entre profils présents sur les réseaux, et ceux recherchés par les entreprises sur ces plateformes. En effet, les recruteurs veulent utiliser ces outils pour trouver des profils qu’ils ne peuvent obtenir par les moyens traditionnels cités ci-dessus. Les profils de commerciaux sont très recherchés par les entreprises, pourtant les réseaux sociaux ne leur permettent pas d’accéder à l’ensemble de profils de candidats potentiels. Seulement 13% des commerciaux seraient réellement présents sur les réseaux sociaux. Une situation que les recruteurs rencontrent également pour les postes d’ingénieurs (9%), ainsi que dans le domaine de l’informatique (8%).

Une utilisation peu variée

Dès lors, à quoi peuvent servir les réseaux sociaux, pour les personnes en recherche d’emploi  ainsi que pour les entreprises ? Principalement, à rechercher des informations. 95% des recruteurs s’en servent pour du sourcing RH, c’est-à-dire obtenir de nombreuses informations sur le profil professionnel d’une personne, disponible en ligne. Une statistique qui s’inscrit dans le réflexe de "googlisation" des recruteurs vis-à-vis d’un candidat, une habitude en hausse depuis 2010 (36% contre 68% aujourd’hui, ndlr).  Autre constat de l’étude, les échanges entre recruteurs et candidats restent rares. 69% des candidats interrogés ont affirmé ne jamais avoir eu de discussion d’ordre professionnel via Internet, avec des entreprises. Cependant, pour les candidats qui entretiennent des conversations, les réseaux sociaux professionnels restent à 75% les canaux principaux (Linkedin et Viadeo confondus, ndlr).

   (http://www.atelier.net/trends/articles/reseaux-sociaux-plus-outil-aide-decision-de-recrutement-direct?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone) 
 

samedi 8 décembre 2012

« La vision aveugle »



« La vision aveugle »

une curiosité qui montre
les propriétés inconnues du cerveau.
François  Clarac
27 Octobre 2011.

 La vision est assurée normalement par les rétines de chacun de
nos   yeux. Elles captent le champ visuel disposé devant nous
avec un champ à gauche et un autre à droite. Cette fine couche
est composée de deux types de cellules visuelles : les cônes
situés au centre, là où nous focalisons automatiquement notre
regard, on parle de fovéa, assurent la vision en plein jour et
permettent  de  voir  le  monde  en  couleur.  Au  nombre  de  trois
types, ces cônes nécessitent une forte intensité pour être mis
en jeu, bleus, verts et rouges ( avec un spectre d’absorption
de  437,  533  et  584  nanomètres),  ils  assurent  «  la  vision
photopique  »  (vision  en  plein  jour).  Les  autres  récepteurs
sont  situés  sur  les  pourtours  de  la  rétine,  ils  ne  sont
sensibles  qu’à  une  lumière  faible  et  enregistrent  les  fines
variations d’intensité lumineuse. Ils fonctionnent la nuit, à
l’aurore  et  au  crépuscule  indiquant  les  évolutions  de
brillance.  Ils  assurent  «  la  vision  scotopique  »  qui  sans
couleur nous permet de nous déplacer même en condition de très
faible lumière.

Le chemin qui conduit l’information visuelle de la rétine au
cerveau  commence  par  croiser  au  niveau  du  chiasma  optique.
Cette  voie  comprend  une  chaîne  de  trois  neurones.  Avant
d’aller  au  cerveau  elle  passe   par  les  corps  genouillés
externes. De là elles remontent jusqu’au cortex occipital pour
former  les  aires  visuelles  primaires  où  la  vision  devient
consciente.  Le  champ  visuel  droit  est  vu  par  le  cerveau
occipital  gauche.  Le  champ  visuel  gauche  par  le  cerveau
occipital droit. Le relief vient de la différence d’angle de
vision entre l’œil droit et l’œil gauche.

Il arrive mais heureusement cela est très rare, qu’un sujet à
la  suite  d’un  accident  vasculaire  cérébral  (AVC)  n’ait  plus
d’un  côté,  par  exemple  du  coté  droit,  une  aire  visuelle
primaire  active.  Les  cellules  corticales  de  ce cote  là  sont
mortes, le patient est à moitié aveugle ! Si on le met en face
d’un  écran  en  lui  demandant  de  fixer  un  point  central  pour
dissocier sa vision à droite et à gauche, il ne verra pas ce
qui  lui  sera  présenté  à  gauche.  Un  objet  présenté  à  droite
sera tout de suite identifié. Tout ce qui apparaîtra à gauche,
le  malade  dira  qu’il  n’a  rien  «  vu  »….Pourtant,  si  on
insiste…en lui disant qu’il y a quelque chose de ce coté là…il
hésitera…  et  finira  par  dire  qu’il  a  bien  reconnu  quelque
chose…C’est la vision aveugle !  Si on continue à solliciter
le  patient  lésé  en  lui  montrant  de  son coté aveugle de très nombreux documents…et en répétant souvent l’expérience… il  va
apprendre à savoir qu’il y a quelque chose de ce coté et va
savoir repérer convenablement ce qui peut s’y trouver…Ce coté
«  aveugle  »  reprend  vie! En  continuant  régulièrement,  il  y
même une amélioration significative.

Ces  résultats  suggèrent  qu’il  existe  un  chemin  visuel  qui
contourne l’aire V1 et peut prendre en charge l’orientation et
la  couleur  en  l’absence  de  conscience.  Les  individus  dotés
d'une «vision aveugle », due à une lésion cérébrale, déduisent
correctement les caractéristiques visuelles d'objets qu'ils ne
peuvent  pas  voir  consciemment.  Cette  «  vision  intuitive  »
arrive  même  parfois  à  être  plus  performante  que  la  vision
normale !

  (http://academie.sla.mars.free.fr/CHRONIQUES/VISIONAVEUGLE.pdf)