mardi 5 février 2013

Google est-il en train de perdre la course de l’internet sur mobiles ?



Google est-il en train de perdre la course de l’internet sur mobiles ?

Le moteur de recherche de Google est-il adapté aux outils mobiles ? Les utilisateurs recherchent-ils différemment sur leur tablette et leur PC ? Certaines applications osent aujourd'hui défier Google sur son terrain de prédilection.

Has-been

Publié le 5 février 2013
  •  
  •  
 
Pour l'instant, la société règne sans partage - ou presque - sur l'Internet mobile
Pour l'instant, la société règne sans partage - ou presque - sur l'Internet mobile Crédit Reuters
L'Internet est de plus en plus mobile. L'an prochain, le nombre d'utilisateurs de mobiles devrait dépasser celui d'utilisateurs de PC. Selon un rapport de l'analyste Mary Meeker, les terminaux mobiles sous iOS ou Android représentent maintenant 45% du trafic.
Google trouvera-t-il sa place dans le tableau à l'avenir ? C'est la question que se pose le site Search Engine Land. Certes, le géant est pour l'instant le premier moteur de recherche au monde et ses ressources sont presque illimitées pour investir et s'adapter à la recherche mobile. Google est même peut-être tout simplement la plus grande marque au monde. Elle peut racheter les entreprises considérées comme des menaces, et n'a pas manqué de le faire avec Expect Labs, une société qui développe un outil de recherche mobile nouvelle génération.
Mais son modèle de recherche traditionnel et son mode de présentation du contenu ne sont pas adaptés aux nouvelles pratiques. La page de recherche classique de Google est peu lisible sur les écrans des tableaux de bord des voitures, par exemple.
Pour l'instant, la société règne sans partage - ou presque - sur l'Internet mobile, comme le montre le graphique ci-dessous. En dehors de l’exception chinoise avec Baidu, Google est le maître incontesté de la recherche par navigateur sur mobile, avec des parts de marché de 95,8% au niveau mondial.
La cause de ce succès ? Une stratégie de développement agressive sur mobile, avec des outils comme Android. Contrôlée par Google, Android est la plateforme reine des smartphones.
Mais le New York Times fait remarquer dans un tour d'horizon général de la recherche mobile que de nombreuses applications mobiles constituent désormais de sérieux concurrents à Google.Par exemple, les utilisateurs s’intéressent de plus en plus à des applications telles que Yelp.
Pour ne rien arranger "le mobile est une cible mouvante", explique le professeur en droit de la concurrence Berbert Hovenkamp, conseiller pour Google : "c'est un marché dans lequel les nouveaux concurrents peuvent émerger en une semaine". Tout est donc possible, et imprévisible, car "les applications mobiles sont des outils de recherches verticaux", et "aucune ne domine réellement une section du mobile de façon stable", explique Rebecca Lieb, une analyste des médias digitaux.
Résultat : tous les espoirs sont permis, et certaines sociétés osent venir défier Googlesur son propre terrain. Ainsi, développé par la société Blekko, le moteur Izik se propose de jouer le rôle d'outil de recherche sur mesure pour terminaux mobiles - portables, tablettes. Le PDG de Blekko Richard Skrenta croit dur comme fer dans son concept. Sa théorie : l'utilisateur ne recherche pas de la même façon sur PC et sur tablette. Plus détendu, l'utilisateur de tablette est enclin à errer et recherche des informations moins précises, il est plus facilement disposé à parcourir de nombreux résultats de recherche. "Sur une tablette, il est plus facile de parcourir, de feuilleter, et cela laisse plus de place à la nouveauté, à la surprise", explique Skrenta.
Interrogé par Atlantico, le fondateur du site Comment ça marche Jean-François Pillou confirme le changement d'usages : "les horaires de consultation ne sont pas les mêmes : l'ordinateur de bureau est plutôt utilisé pendant les heures travaillées, le mobile le reste du temps (matin, midi, soir)". De plus, en mobilité, les utilisateur orientent leurs recherchent davantage en interaction avec leur environnement : "la télévision ou la radio ont une capacité plus forte qu'avant à diriger les internautes sur le web. Pendant un discours politiques, les utilisateurs vont chercher un terme qu'ils ne connaissent pas, pendant une émission culinaire ils cherchent la recette ou encore pendant un direct d'une émission de télé-réalité ils commentent en temps réel."
Le rendu d'Izik est assez innovant : le moteur de recherche se présente davantage comme une application telle que Flipboard, ou Zite, et présente de nombreuses photos pour illustrer les résultats, donnant au tout une apparence de magazine plus qu'une liste de liens rébarbatifs. Selon le PDG, cette forme est l'avenir des moteurs de recherche, qui se présenteront bientôt tous sur ce modèle. Google n'a qu'à bien se tenir...

http://www.atlantico.fr/decryptage/google-est-en-train-perdre-course-internet-mobiles-624503.html )


lundi 4 février 2013

Une intégration toujours mitigée des technologies au sein de l'entreprise ?



Une intégration toujours mitigée des technologies au sein de l'entreprise ?


( http://www.atelier.net/trends/articles/une-integration-toujours-mitigee-technologies-sein-de-entreprise?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone )
Par L'Atelier - Paris 04 février 2013  Laisser un commentaire
employee with phone
Alors que cloud, BYOD et autres réseaux sociaux sont au centre des préoccupations des dirigeants d'entreprise, les salariés, eux, ne les intégreraient encore que de manière inégale.
Si les entreprises ont bien compris la nécessité d'intégrer les nouvelles technologies à leurs stratégies marketing et, comme nous avons pu le voir récemment, les salariés semblent motivés par l'utilisation du BYOD, il n'en serait pas de même pour l'usage de celles-ci comme outil de communication interne. Un sondage réalisé par Aastra, une entreprise spécialisée dans la communication d'entreprise, met en lumière des disparités entre l'adoption de ces outils et l'usage d'autres plus classiques. Ainsi, les téléphones fixes et les e-mail auraient encore de beaux jours devant eux car particulièrement appréciés des salariés, à la différence des réseaux sociaux ou du principe de télétravail.

Le confort des outils classiques...

Concernant le téléphone fixe donc, 49% des individus interrogés affirment utiliser celui-ci à même hauteur que le téléphone mobile dans le cadre du travail. De plus, seuls 24% de ces individus affirment utiliser leurs téléphones (fixes ou mobiles) pour envoyer des messages au format texte (SMS, e-mail, messages instantanés...), et 2% seulement utilisent la visioconférence ou la visiophonie. Dans cette même logique d'utilisation d'outils plutôt classiques, l'étude révèle que le courriel garde une place prépondérante dans l'entreprise avec 45% des personnes interrogées affirmant qu'il reste indétrônable contre 14% qui pensent que sa fin est proche. Toutefois, un nombre également conséquent de salariés (41%) estiment que celui-ci continuera d'exister mais pour des échanges peu importants.

…face à l'inconnu des outils récents

Quant au télétravail, il existe une différence entre la volonté des salariés à l'appliquer et la réelle intégration dans l'entreprise. Ainsi, 36% affirment que leur entreprise accepte le travail à distance pour les collaborateurs nomades, 33% dans le cadre d'un usage ponctuel et de manière officieuse, et seulement 24% expliquent que cela est intégré à la politique interne. Enfin une même inquiétude concernant les changements des moyens de communication se répercute sur l'utilisation des médias sociaux et la relation client. En effet, l'étude révèle que 42% des individus interrogés estiment que ces outils méritent un traitement à part, alors que 46% pensent qu'ils doivent être intégrés aux flux du centre de contacts.

Un milliard pour l'EPFL: le président Patrick Aebischer est heureux


28.01.2013, 14:43 - Suisse Actualiser
Actualisé le 28.01.13, 14:50

Un milliard pour l'EPFL: le président Patrick Aebischer est heureux

Patrick Aebischer, président de l'EPFL, est un "président heureux".
Crédit: KEYSTONE (archives)
 
Le projet "Human Brain" de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) bénéficiera d'un financement d'un milliard d'euros sur dix ans. Le président de l'EPFL Patrick Aebischer a souligné l'"immense honneur" fait à son institution.

Désigné lauréat du plus grand concours scientifique européen, le projet "Human Brain" de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) bénéficiera d'un financement d'un milliard d'euros sur dix ans. Le président de l'EPFL Patrick Aebischer a souligné l'"immense honneur" fait à son institution.

"Je suis un président heureux", a-t-il commenté juste après l'annonce du résultat à Bruxelles. "C'est une fantastique reconnaissance pour la science suisse et un immense honneur pour l'EFPL". Il a salué la présence de trois projets suisses dans le carré d'as du concours, soulignant la "qualité de la science dans notre pays."

"Je suis aussi très satisfait pour l'Europe, qui prend à coeur de relever les grands défis scientifiques", a-t-il ajouté. "On oublie trop souvent qu'ils sont à la base de nos progrès économiques."

Une plaque tournante

Le projet Human Brain a pour objectif de réunir toutes les connaissances actuelles sur le cerveau humain afin de le reconstituer dans des modèles et des simulations informatiques. Le but est de faire de l'EPFL la plaque tournante de la recherche sur le cerveau en Europe.

Karlheinz Meier, co-directeur du projet, s'est réjoui de voir que "l'Europe a compris l'importance de la recherche sur le cerveau humain". "C'est une opportunité unique qui aura un impact énorme sur l'avenir de la science et de l'industrie", a-t-il indiqué.

Cette aboutissement est le résultat de plusieurs années de recherche. La Suisse a déjà investi 75 millions dans le projet Human Brain, par le biais du Parlement et du Conseil des écoles polytechniques fédérales.

   ( http://www.lenouvelliste.ch/fr/suisse/un-milliard-pour-l-epfl-le-president-patrick-aebischer-est-heureux-479-1110143 )

samedi 2 février 2013

Hot Jupiter Planet May Induce 'Gravity Darkening' Of Own Sun To Cool Off, Astronomers Say


Hot Jupiter Planet May Induce 'Gravity Darkening' Of Own Sun To Cool Off, Astronomers Say

 |  Posted:   |  Updated: 02/02/2013 10:07 am EST
By Ken Croswell

What do you do if you're a hot Jupiter and want to cool off? Why, you use your gravity to lift up the surface of your sun, cooling it and creating a dark spot on the star.

In a forthcoming issue of The Astrophysical Journal Letters, astronomers will report using the Kepler spacecraft to observe the brightness of a star in the constellation Cygnus more than a million times.

Named HAT-P-7, this star has a hot Jupiter—a giant planet orbiting close-in (artist's conception shown)—which other scientists found before NASA launched the spacecraft.

The world's gravity raises the star's surface away from its hot center, causing part of the surface to cool by just a fraction of a degree Kelvin and produce a dark spot that lags behind the planet's position by a few hours.

If confirmed, this discovery is the first time astronomers have ever seen planet-induced "gravity darkening" and demonstrates Kepler's remarkable ability to detect even the subtlest of stellar signals.

ScienceNOW, the daily online news service of the journal Science
 
  (http://www.huffingtonpost.com/2013/02/02/hot-jupiter-planets-sun_n_2601390.html?ir=science&utm_campaign=020213&utm_medium=email&utm_source=Alert-science&utm_content=FullStory )
 


L'entreprise s'apprête à entrer dans une ère post-digitale


L'entreprise s'apprête à entrer dans une ère post-digitale

Par L'Atelier - San Francisco 31 janvier 2013 Laisser un commentaire
 
 
business man holding a laptop and tablet with interfaces of the future


Lorsqu'une nouvelle technologie est parfaitement intégrée à la société, et adoptée par les entreprises, elle constitue une nouvelle norme. Il se peut que nous passions bientôt de l'ère digitale, à une ère post-digitale. 

Si les 20 dernières années ont été définies par l’émergence et le développement du web et du numérique, Deloitte considère que nous entrerons bientôt dans une ère « post-digitale, » dans laquelle l’entreprise aura complètement intégré et absorbé les NTIC, qui constitueront non seulement ses fondements, mais également son ADN. Et ce de la même façon qu’après l’industrialisme est venu le post-industrialisme. Le rapport, intitulé « Elements of Postdigital », identifie 10 tendances technologiques qui devraient profondément changer l’entreprise, ces tendances étant sous-tendues par cinq forces imbriquées : « les statistiques, le mobile, le social, le Cloud et le cyber ». Ces forces sont toujours en phase de développement, d'assemblage, mais devraient arriver à maturité et converger dans l'entreprise post-digitale.

Du « mobile d’abord » au « tout mobile »

Deloitte distingue deux catégories de tendances, révolutionnaires ou de consolidation, selon leur potentiel d'influence sur l’entreprise. « Les révolutionnaires » sont des opportunités qui, si elles sont saisies, peuvent exercer un impact positif à long terme sur « les capacités informatiques, les opérations et, parfois, même sur les modèles d'entreprise. » Le mobile appartient à cette catégorie. Jusqu’à présent, les entreprises ont compris le potentiel de la mobilité, et commencent décidément à penser « mobile d’abord. » Néanmoins, Deloitte encourage les entreprises à penser « tout mobile. » La tendance devrait se poursuivre bien au-delà des smartphones et des tablettes, et intégrer des interfaces sonores, gestuelles ou géo-localisées. Deloitte signale également un changement majeur dans le design qui, au lieu de s’appliquer à différentes activités en silo (marketing, UX, produit), devrait s’imposer comme "philosophie" ou « mode de penser » dans l’entreprise.

Les données et la ludification continuent d’évoluer

A côté des tendances révolutionnaires, ce que Deloitte appelle les tendances de consolidation doivent être comprises comme l’évolution de tendances existantes, déjà bien développées. Autrement dit, il s’agit de secteurs qui ont déjà fait l'objet d'investissements mais qui « évoluent du fait de nouveaux développements et opportunités. » C'est le cas de Big Data et de la ludifcation. Deloitte considère en effet que les entreprises gagneront à combiner intelligence des machines avec celle des humains, pour repérer de nouveaux motifs et des nouvelles problématique, qu'elles ne pourraient pas détecter sans cela . Concernant la ludification, si les mécaniques de jeu ont déjà été adoptées sur le lieu de travail, Deloitte considère que la tendance a le potentiel de modifier les relations entre clients, consommateur et distributeur, et peut véritablement permettre aux entreprises et aux employés d'augmenter leur performance.

En savoir plus

"Le digital entre dans le management par le biais des personnes qui le portent"
Management16 novembre 2012

   (http://www.atelier.net/trends/articles/entreprise-apprete-entrer-une-ere-post-digitale?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone) 
 

Bernard Stiegler : « Nous entrons dans l’ère du travail contributif »


Le grand entretien 02/02/2013 à 13h44

Bernard Stiegler : « Nous entrons dans l’ère du travail contributif »

Elsa Fayner | Journaliste Rue89   
                                                              Fab’ lab’, imprimantes 3D... « Le consumérisme a vécu », assène le philosophe pour qui, motivés par nos seuls centres d’intérêt, nous allons changer de mode de travail. 
 

Bernard Stiegler à Paris en janvier 2013 (Audrey Cerdan/Rue89)

Les bureaux de Bernard Stiegler font face au Centre Pompidou, sous les toits de Paris. C’est pour son célèbre voisin que le philosophe a fondé l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), afin d’« anticiper les mutations de l’offre et de la consommation culturelle permises par les nouvelles technologies numériques ».

Mais dans l’esprit de l’enseignant-auteur-chef d’entreprise, tout est lié : culture, consommation, technique, travail, politique. Pour lui, le modèle consumériste se meurt, comme celui du progrès permanent. Tout s’automatise. L’intérêt économique ne peut plus être le seul poursuivi. Il faut réhabiliter le savoir, la connaissance, la créativité. Comment ? En développant une « économie de la contribution », qui révolutionne la manière de travailler. Entretien.

Rue89 : Qu’est ce qui vous amené à vous intéresser au monde du travail ?
Bernard Stiegler : J’ai été manœuvre, je suis passé par le syndicalisme. Mais j’ai été aussi aux manettes de grosses boutiques comme l’INA, l’Ircam, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique, et maintenant l’IRI, l’Insitut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou.

Plus fondamentalement, je m’intéresse à la technique et la technique conduit au travail. Le monde du travail, c’est toujours plus ou moins technique, un monde technique qui peut être plus ou moins pauvre, ou plus ou moins riche.

Et qu’est-ce qui vous frappe aujourd’hui dans ce monde du travail ?
J’ai observé les gens dans ces différentes boutiques. Et ce qui m’a frappé, au bout d’un moment, c’est de découvrir qu’ils étaient de fervents adeptes du logiciel libre.

Au point de préférer travailler chez soi, quitte à être moins payé que dans de grandes entreprises, mais des entreprises qui travaillent sur du logiciel propriétaire. Ils m’ont l’air plus motivés par leur travail que par leur salaire. J’ai découvert cette économie-là.

L’utilisation du logiciel libre induit des relations de travail différentes ?
Ça dépend vraiment des modèles. Prenons l’exemple de l’Ircam. A l’époque où je dirigeais l’Institut, celui-ci développait huit logiciels diffusés dans le monde entier. Nous faisions évoluer ces logiciels en réunissant tous les ans des communautés de contributeurs qui venaient du monde entier.

Ça pouvait être des développeurs, des compositeurs, des monteurs son de cinéma, etc. Ils apportaient des propositions, des moulinettes logicielles, qu’ils développaient en « open source ». L’open source, ça veut dire que tout le monde peut les utiliser, venir les récupérer, les améliorer. C’est un dynamisme inouï.

Avec ce fonctionnement contributif, la hiérarchie tend à disparaître ?
Non, non. Le « bottom up » pur n’existe pas. Ce qu’on appelle le bottom up consiste à faire venir toutes les informations et les décisions du terrain, des participants, plutôt que d’avoir quelques décideurs qui imposent des organisations. Je pense que ce n’est pas possible. Il faut toujours quequ’un qui décide.

De très grandes entreprises qui recourent au contributif, aux Etats-Unis et en Allemagne, sont organisées sur ce modèle-là. Je pense aux entreprises de logiciels libres, comme Redhat, mais également à des modèles hybrides, comme Google, qui se situe entre le consumérisme et le contributif, ou comme Facebook, voire Wikipédia. Chacune de ces entreprises a son organisation. Mais il y a toujours un chef, et une hiérarchie.

C’est le mécanisme de prise de décision qui est différent. Le décideur, c’est celui qui juge le mieux, c’est celui qui anime aussi le mieux des communautés de sachants.

Mais il n’y a pas de gens qui aient un rôle d’exécutants. Tout le monde a voix au chapitre sur tout ce qui concerne les contenus, tout le monde est impliqué dans cette prise de décision. Les clients eux-mêmes peuvent participer.

Des travailleurs free lance et des clients peuvent participer ? Expliquez-moi.
La Fnac, tout à fait à ses débuts, fonctionnait sur un modèle contributif. Tous les vendeurs de la Fnac étaient des amateurs : des musiciens, des photographes, etc. La Fnac en quelque sorte les sponsorisait, en les faisant bosser.

Tous les amateurs allaient à la Fnac. Pour échanger avec les vendeurs. J’y allais, j’étais fan de jazz. Et il m’arrivait, le soir, de jouer avec des vendeurs.
La Fnac a détruit ça il y a 25 ans. C’est une très grave erreur. C’est ça le modèle aujourd’hui que cherchent les gens. Salariés, clients, amateurs, tout le monde apporte ses idées. Salariés, free lance, clients, tous deviendront des contributeurs de l’entreprise

Il n’y a donc plus de consommateurs ?
Non, on parle de contributeurs là aussi. Je pense que le consumérisme a vécu. C’est un modèle économique qui est devenu toxique pour les gens et pour l’environnement.

Nous vivons l’entrée dans un nouveau mode de travail : l’ère du travail contributif, où le contributeur n’est ni simplement un producteur, ni simplement un consommateur.


Bernard Stiegler à Paris en janvier 2013 (Audrey Cerdan/Rue89)

Comment fonctionne ce modèle contributif concrètement ? Avez-vous un exemple à nous donner ? 

J’ai enseigné, à une époque, à des designers et des stylistes de l’école des Arts décoratifs de Paris. Nous avons développé un modèle d’entreprise de mode contributif. Nous avions conçu, de manière théorique, une entreprise de mode dans laquelle il n’y avait plus de consommateurs.

Il y avait des contributeurs, qui faisaient partie d’un club. Ils avaient une carte de membre, et des actions de l’entreprise. Pas pour avoir des avantages bidon, mais pour avoir le droit de se prononcer sur les choix : de recrutement, de collection, etc.

Ils avaient le droit de donner des idées. De dire comment eux, par exemple, agençaient cette collection-là. Les vrais amateurs de mode inventent des choses. Ils jouent. Leur avis compte.

C’est le règne des amateurs ? 

Oui. Le contributeur de demain n’est pas un bricoleur du dimanche. C’est un amateur, au vieux sens du terme. C’est quelqu’un qui est d’abord motivé par ses centres d’intérêt plutôt que par des raisons économiques.

Il peut d’ailleurs développer une expertise plus grande que ceux qui sont motivés par des raisons économiques.

C’est un changement radical, comment le mettre en œuvre ? 

C’est un nouveau modèle du travail. Je parle de « déprolétarisation ». on n’apporte pas seulement se force de travail, mais du savoir. C’est une plus-value énorme.

Il ne faut pas oublier que l’automatisation va se généraliser et rendre l’emploi de moins en moins nécessaire. Regardez les caisses automatiques dans les supermarchés, les automates au péage, mais également les robots logiciels qui font le ménage sur Wikipédia. Ce que je soutiens, c’est que c’est une bonne chose.

A une condition : qu’on valorise la possibilité qu’ont les gens de développer leurs capacités sociales, leur savoir, leur travail au sens fort du terme, plutôt que leur seul emploi.

C’est la condition nécessaire pour reconstruire un modèle viable.

Mais ces contributeurs, faut-il les rémunérer ? Si oui, comment ? 

Oui, il faut les rémunérer. Je ne dirais pas exactement qu’il faut rémunérer les amateurs sur le modèle des intermittents, mais qu’il y a des solutions dont celle-ci.

Concernant le montant de la rémunération, il pourrait y avoir une formule avec une part salariale et une part sous la forme d’un intéressement contributif. On peut imaginer des trucs comme ça. Tout cela relève d’une valorisation de ce que l’on appelle les externalités positives.

Quant à la réalisation concrète de telles mesures, ce devrait être l’objet de l’innovation sociale, d’expérimentations, de travaux de spécialistes que je ne suis pas et de négociations.

Ce modèle contributif est-il transposable dans tous les secteurs d’activité ?

Plus ou moins. Il se décline de façon variée.

Dans le champ énergétique, par exemple, le contributif, c’est très très important. Il y a plusieurs types de contributeurs. Les individus, d’abord. Moi, par exemple, j’ai un moulin. Je peux aussi mettre 300 m2 sur mes toits de photovoltaïque. Je peux revendre 3-4 fois ma consommation. Mais je ne le fais pas parce que les conditions de sécurité pour le faire sont telles qu’il faudrait que j’investisse beaucoup d’argent.

Il en va de même avec les fab’ lab’, ces ateliers dans lesquels chacun peut venir fabriquer ses objets. Ce sont des laboratoires locaux, qui rendent accessible à tous l’invention en mettant à disposition des outils de fabrication numérique. Comme l’imprimante 3D.

Le vrai débat, c’est : comment faire en sorte que les gens sortent d’une attitude de consommateurs.

Nous vivons actuellement dans une phase de transition, où tout l’enjeu est, en France, pour le gouvernement actuel, d’arriver à dessiner un chemin critique pour notre société : un chemin où l’on invente une véritable croissance fondée sur le développement des savoirs, et où l’on dépasse le modèle consumériste.

   (http://www.rue89.com/2013/02/02/bernard-stiegler-nous-entrons-dans-lere-du-travail-contributif-238900)

X Games daredevil Caleb Moore dies after snowmobile tragedy


X Games daredevil Caleb Moore dies after snowmobile tragedy

Crash daredevil dies at 25

  • Last Updated: 6:08 AM, February 1, 2013
  • Posted: 2:36 AM, February 1, 2013
DENVER — Caleb Moore, an innovative freestyle snowmobile rider who was hurt in a dramatic crash at the Winter X Games in Colorado, died yesterday.
Moore, 25, had been staying at a hospital in Grand Junction since the crash in Aspen one week before. Family spokeswoman Chelsea Lawson confirmed his death.
A former all-terrain vehicle racer, Moore switched over to snowmobiles as a teenager and didn’t take long to rise to the top of his sport. He won four Winter X Games medals, including a bronze last season when his younger brother, Colten, won gold.
Caleb Moore was attempting a backflip Jan. 24 in the freestyle event when the skis on his 450-pound snowmobile caught the lip of the landing area, sending him flying over the handlebars. Moore landed face first into the snow with his snowmobile rolling over him.
TRAGIC ACCIDENT: Caleb Moore is  flung from his snowmobile before it topples over him.
TRAGIC ACCIDENT: Caleb Moore is flung from his snowmobile before it topples over him.
Caleb Moore
AP
Caleb Moore
Moore stayed down for quite some time, before walking off with help and going to a hospital to treat a concussion. Moore developed bleeding around his heart and was flown to a hospital in Grand Junction for surgery. The family later said that Moore, of Krum, Texas, also had a complication involving his brain.

Colten Moore also was injured in a crash that same night. He suffered a separated pelvis.

B.C. Vaught, Caleb Moore’s agent for almost a decade, said he first saw Moore when he was racing an ATV in Minnesota and signed him up to star in some action sports movies.

Later, Moore wanted to make the switch from ATVs to snowmobiles and asked Vaught to show him how to do a backflip. In two weeks, Moore mastered the difficult maneuver.

X Games officials said in a statement that they would conduct a thorough review of snowmobiling events and adopt any appropriate changes.

  (http://www.nypost.com/p/news/national/game_horror_Tll88KD8ZJ59rEXKTvdzWO)