lundi 18 février 2013

Des rats acquièrent un sixième sens grâce à un implant cérébral



Des rats acquièrent un sixième sens grâce à un implant cérébral

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Publié le 18 février 2013 par Émeline Ferard
Grâce à l'implant cérébral, les rats sont devenus capables de détecter les infrarouges
Des chercheurs américains sont parvenus à mettre au point un implant cérébral qui donne la capacité de percevoir la lumière infrarouge que nos yeux ne peuvent normalement pas distinguer.
Vision, audition, goût, odorat, toucher, oui mais... Qui n'a au monde jamais rêvé d'avoir un 6e sens ? ou même de disposer de facultés supérieures à la normale, de tout voir, de tout entendre mieux que n'importe qui ? Cette possibilité vient aujourd'hui de franchir un nouveau pas dans la réalité avec la prouesse réalisée par des chercheurs de l'université Duke aux Etats-Unis. Ces derniers ont inventé un implant cérébral qui permettrait de percevoir de la lumière normalement invisible à notre oeil : les infrarouges.
Rapportés dans la revue Nature Communication, ces travaux, menés sur des rats, sont les premiers à aboutir sur un dispositif capable de donner un tout nouveau sens à un animal. L'implant en question est une neuroprothèse composé d'un détecteurinfrarouge reliée à des microélectrodes, elles-mêmes connectées à une région du cortex liée au toucher. C'est notamment cette dernière qui reçoit des informations provenant des vibrisses, les fameuses moustaches des rats. Pour tester leur dispositif, les chercheurs ont ainsi procédé en plusieurs étapes.
Une lumière ressentie et "touchée"
Dans un premier temps, ils ont entrainé des rats exposés à trois diodes à se diriger vers celle qui s'allumait afin de pousser un levier leur permettant d'obtenir quelques gouttes d'eau. Puis, ils ont équipé les rongeurs de la neuroprothèse et ont recommencé l'expérience cette fois-ci avec trois lumières infrarouges. Les premiers jours, les sujets ne se sont pas toujours dirigés vers la bonne direction, celle de la lumière allumée. 
Toutefois, les chercheurs ont constaté qu'après avoir appuyé sur l'interrupteur, les rats se mettaient à se frotter les moustaches, suggérant ainsi qu'ils "sentaient" bien la lumière infrarouge, comme s'ils la touchaient. En poursuivant les expériences, il a alors fallu un mois pour confirmer complètement l'efficacité du dispositif : passé ce délai, les rats avaient pleinement associé la nouvelle sensation avec les sources de lumière et étaient capables de trouver dans 100% des cas, laquelle des lumières étaient allumées.
Les rats qui ne possédaient pas le dispositif eux, ne parvenaient pas la plupart du temps à trouver la bonne. "Ce que nous avons réalisé ici, c'est démontrer que nous pouvions créer un nouveau sens chez les rats en leur permettant de "toucher" la lumière infrarouge que les mammifères ne peuvent détecter", a expliqué le Dr Miguel Nicolelis qui a dirigé les travaux. Néanmoins, la démonstration ne s'arrête pas là puisqu'elle a également permis de faire une découverte d'importance.
Un pas en avant pour soigner des personnes aveugles ou sourdes ?
En effet, l'étude démontre qu'une région cérébrale et des neurones, impliqués dans un sens précis peuvent aussi interpréter d'autres types d'informations sensorielles. "Les nerfs ont répondu en même temps au toucher et à la lumière infrarouge. Ceci montre que le cerveau humain peut acquérir de nouvelles capacités qui n'ont jamais été expérimentées par l'animal avant cela", a ajouté le scientifique.
Cela indique également qu'en théorie, une personne aveugle pour cause de dommage au niveau du cortex visuel pourrait recouvrer la vue en utilisant un implant sur une autre partie de son cerveau. Tout comme pourrait le faire une personne devenue sourde en raison de dommages au niveau du cortex auditif. "Ceci suggère que, dans le futur, il serait possible d'utiliser des dispositifs de type prothèses pour restaurer des modalités sensorielles qui ont été perdues, telles que la vision, en utilisant une partie cérébrale différente", a confirmé le Dr Nicolelis cité par leTelegraph.
Et pour ceux qui veulent aller encore au-delà, en flirtant avec la science-fiction, cette recherche pourrait également ouvrir la voie à la possibilité d'améliorer ou d'exacerber les capacités dont disposent déjà les animaux y compris l'être humain. "Cela pourrait être de détecter des rayons X, des ondes radio, ou n’importe quoi d’autres", a précisé le scientifique.

http://www.maxisciences.com/vision/des-rats-acquierent-un-sixieme-sens-grace-a-un-implant-cerebral_art28655.html ) 

Ces géants du e-commerce français qui choisissent le cloud

15/02/13 21:04

Ces géants du e-commerce

français qui choisissent le cloud

© Beboy - Fotolia.com
LeGuide.com, Voyages-sncf.com et Jeux.com, tour d'horizon de trois grands acteurs du e-commerce français qui ont décidé de basculer tout ou partie de leur infrastructure dans un cloud public.

CES GÉANTS DU E-COMMERCE FRANÇAIS QUI CHOISISSENT LE CLOUDLeGuide.com : 1 milliard d'images sur Azure fin 2013

Agrégeant des offres en provenance de 80 000 marchands dans 14 pays européens, LeGuide.com fait face à un double défi : d'une part proposer une information fraiche et de qualité, notamment sur le plan des visuels de produits. Et d'autre part, tenir un niveau de performance de chargement fluide. Face à ces enjeux, le comparateur a décidé de faire appel au cloud de Microsoft pour assurer la publication de ses images. Le projet a été déployé au 3e trimestre 2012. "Pour l'heure, 300 à 400 millions d'images sont gérées sur Azure. Nous pensons atteindre le milliard d'ici la fin de l'année", explique Mohammed Bellamine, directeur opérationnel de LeGuide.com.
mohammed bellamine est directeur opérationnel de leguide.com.
Mohammed Bellamine est directeur opérationnel de LeGuide.com.© JDN / Antoine Crochet-Damais
Pour être publiées plus rapidement, toutes les images sont stockées sur Azure, et servies via une infrastructure JavaScript Node.js. 
En amont, LeGuide.com a réalisé un comparatif technique d'Azure avec d'autres offres de cloud public. "La performance de chargement des données a fait la différence", note Mohammed Bellamine, saluant en passant la possibilité, via une telle solution, de "payer seulement ce qui est consommé". Une agilité qualifiée d'importante pour gérer efficacement les amplitudes de charge enregistrées par le comparateur, qui peuvent aller d'un facteur 1 à 10.

LeGuide.com étudie la possibilité de déployer Hadoop sur Azure
Quant à la prochaine étape, LeGuide.com envisage de porter sur Azure la base de données de son moteur de recherche. "Nous étudions pour l'occasion l'option d'utiliser l'infrastructure de données Hadoop ou Apache HBase", confie son directeur opérationnel. L'objectif étant, comme pour les images, de se doter d'une infrastructure plus agile face aux pics de charge. LeGuide.com étudie également cette possibilité de déployer Hadoop sur Azure pour répondre à ses besoins en Analytics. A la fois en matière d'indicateurs techniques mais aussi métier, notamment pour suivre ses résultats au regard du prévisionnel. 

CES GÉANTS DU E-COMMERCE FRANÇAIS QUI CHOISISSENT LE CLOUDVoyages-sncf.com accélère ses déploiements grâce à Amazon

C'est en 2010 que Voyages-sncf.com choisit de déployer un premier projet de cloud dans l'optique de tester ses développements. Le site de voyages de la SNCF s'oriente alors vers Amazon Web Services (AWS). Pour commencer, la société décide d'éprouver une nouvelle plate-forme conçue pour modéliser les transactions de son site. Un système complexe qui se compose, en amont, d'un entrepôt de données (Oracle 11g) intégrant des flux hétérogènes (fichiers plats, Web Services, mainframe...). Cette brique servant un front office composé d'une base MySQL (avec MemCached) et d'un serveur Tomcat. En aval, les données en découlant sont transmises au site Voyages-sncf.com.
selon la fevad, voyages-sncf.com est le 7e site d'e-commerce en france en
Selon la Fevad, Voyages-sncf.com est le 7e site d'e-commerce en France en janvier 2012, avec 7 millions de visiteurs par mois.© Capture JDN
Accompagnée par Ysance, la filiale de la SNCF a donc retenue le cloud d'Amazon. Une plate-forme de test est mise en place en s'appuyant sur des instances Amazon EC2, et le service de stockage Amazon S3. L'environnement de production cible est ainsi entièrement recréé dans le cloud. L'infrastructure de test unitaire Apache Cactus est retenue, ainsi qu'Apache JMeter - qui permet de réaliser des tests de performance selon divers scénarios.
 
La migration du site vers le cloud n'est pas d'actualité 
Et le bilan se révèle concluant. Comparé à la solution de test logiciel utilisée jusqu'alors au sein d'un datacenter traditionnel, le cloud permet à Voyages-sncf.com d'accélérer le déploiement d'un framework de test. De là, son équipe technique bénéficie mécaniquement de plus de temps pour effectuer les tests en tant que tels, et donc améliorer la qualité des livrables et réduire les risques de pannes en production. 

Depuis, Voyages-sncf.com a eu recours aux infrastructures d'Amazon pour d'autres chantiers applicatifs. Parmi eux : un module de publication de tarifs sous forme de calendrier - consistant à stocker en cache une partie de la base de données pour plus de performance. Ce chantier aura nécessité six mois, dont un mois gagné grâce au cloud. Mais, Voyages-sncf.com n'ira pas plus loin, et n'envisage pas d'externaliser son site web chez un opérateur de cloud, du moins pour l'heure. Et ce pour des raisons portant sur la sécurité des données client qu'il contient, mais aussi du fait d'engagements de niveau de service jugés trop faibles.

CES GÉANTS DU E-COMMERCE FRANÇAIS QUI CHOISISSENT LE CLOUDConcoursMania et Jeux.com en route pour le cloud

Fondé dès 1995, ConcoursMania édite le célèbre site jeux.com qui propose une offre de 5 000 jeux en ligne. Plus récemment, la société complète cette offre BtoC en lançant des prestations BtoB de casual gaming. Et c'est pour cette seconde offre que ConcoursMania a commencé à faire appel à un cloud public. Tout comme LeGuide.com, l'objectif pour cette société française est de s'adosser à un service de location d'infrastructure IT en ligne, et ainsi d'optimiser ses coûts, et donc ses tarifs, en ne payant que pour la ressource machine consommée.
nicolas babin, directeur génélral de concoursmania.
Nicolas Babin, directeur génélral de ConcoursMania.© JDN / Antoine Crochet-Damais
D'autant que sur le front du casual gaming, les amplitudes de trafic peuvent être particulièrement soudaines et fortes. Et parfois difficilement prévisibles. 
"La présentatrice de la météo de TF1 Evelyne Dhéliat nous a averti qu'elle allait parler d'un de nos jeux sur la météo. Et heureusement ! Nous avons pu anticiper la montée en charge qui a suivi", raconte Nicolas Babin, directeur général de ConcoursMania. "La solution du cloud nous a apporté l'agilité nécessaire." 

Autre avantage du cloud constaté par ConcoursMania : "la réactivité que permet cette solution" lors des nouveaux déploiements. Le cloud contribue à accélérer la mise en œuvre de ses zones de jeu, et de leur stack (VM, VLAN...). Grâce aux services Microsoft Azure retenus par ConcoursMania, sa direction technique ne met plus que quelques heures à les déployer. Contre au moins cinq jours en passant par son infrastructure historique qui repose sur un hébergement traditionnel. Dès lors, la société envisage de faire prendre le même chemin à son "vaisseau amiral" Jeux.com. "C'est la prochaine étape. Elle doit être bien préparée", indique Nicolas Babin.

"Azure est vraiment ouvert sur l'Open Source", ConcoursMania 
Mais pourquoi avoir retenu Azure ? Le directeur général de ConcoursMania l'explique notamment par une problématique de déploiement international. "Ce qui a été le cas avec un jeu de flipper 3D diffusé pour Sephora dans 6 pays", poursuit-il. D'où le choix d'un cloud présent sur les grandes plaques géographiques. 
Du côté technique, ConcoursMania a également été séduite. "Azure est une plate-forme vraiment ouverte sur l'Open Source", martèle Hugues Le Bars, son directeur technique. Et pour preuve, l'environnement serveur de l'offre de casual gaming est basé sur l'infrastructure Ruby on Rails, Node.js (pour l'exécution du contenu 3D) et, enfin, la base MongoDB. Trois briques Open Source que ConcoursMania n'a eu aucun mal à mettre en œuvre sur le cloud de Microsoft. "Nous nous appuyons sur MongoDB pour analyser le comportement des joueurs, le temps passé sur les jeux, le nombre de parties réalisées... Ce qui nous permet d'affiner la qualité de nos jeux, mais aussi apporter à nos clients des rapports de qualité sur leurs opérations", complète Nicolas Babin.

Ces géants du e-commerce français qui choisissent le cloud

Selon le cabinet KPMG, parmi les premiers objectifs visés lors de la mise en place du cloud, arrive en tête la réduction des coûts (48%), suivi par l'opportunité de s'appuyer sur le cloud pour pénétrer un nouveau marché (27%), la possibilité de transformer une activité (22%) ou encore l'amélioration de l'interaction client (20%). La réduction des coûts constitue un objectif pour plus de la moitié des répondants occupant une fonction de responsable informatique (52%). Soit une proportion plus élevée que du côté des responsables métiers (41%).

http://www.journaldunet.com/solutions/cloud-computing/cloud-et-e-commerce/ ) 



lundi 11 février 2013

Bientôt une montre-bracelet intelligente Apple ?


Bientôt une montre-bracelet intelligente Apple ?

Caroline Lallemand

 lundi 11 février 2013 à 13h02

Selon les journaux américains The New York Times et The Wall Street Journal, Apple travaillerait sur un projet de montre-bracelet "intelligente".

(La montre intelligente développée par Pebble. © Pebble)


Le futur technologique est à portée de main avec les projets supposés d’Apple. Selon les sources des deux journaux américains internes à la société de Cupertino, Apple serait en train de développer une montre-bracelet intelligente dotée du système IOS et d’un cadran en verre recourbé nouvelle génération pour accompagner les mouvements du poignet de l’utilisateur. La montre, que certains appellent déjà iWatch, pourrait aussi être utilisée pour effectuer des paiements et pourrait interagir via une liaison sans fil Bluetooth avec un iPhone, dont il serait un périphérique intelligent.

Et le New York Times d’émettre de nombreuses questions concernant ce projet technologique : à quoi ressemblera cette montre ? Va-t-elle inclure Siri, l’assistant vocal déjà présent dans l’iPhone ? Sera-t-elle dotée du logiciel de carte Apple afin de servir aussi de GPS ? Pourra-t-on envoyer des messages, ou encore enregistrer ses activités quotidiennes ?

Apple a refusé de répondre à ces interrogations. De nombreux experts avancent que le futur de l’entreprise réside dans l’élaboration de ce genre de produits innovants qui accompagnent l’utilisateur, un projet similaire à celui développé par Google avec ses Google Glass. Selon le WSJ, Apple aurait même élaboré des projets de fabrication avec Foxconn, son sous-traitant chinois habituel qui fabrique déjà l'iPhone et l'iPad. Apple n'est pas le seul à plancher sur un tel projet, des sociétés comme Pebble ou Jawbone ont déjà mis leurs montres connectées sur le marché commente le Journal du Net.


  (http://trends.levif.be/economie/actualite/high-tech/bientot-une-montre-bracelet-intelligente-apple/article-4000246683763.htm)

Avec Internet et les écrans, mon cerveau a-t-il muté ?



Avec Internet et les écrans, mon cerveau a-t-il muté ?

Débat | Lecture en diagonale, perte de concentration... le Net et les technologies numériques bousculent nos façons de penser. Faut-il s'en inquiéter ? Pas forcément. On vous explique pourquoi.

Le 09/02/2013 à 00h00
Marc Belpois - Télérama n° 3291
 illustration de Douglas Coupland
illustration de Douglas Coupland
Sur le mur d'une galerie d'art de Toronto, ce slogan : « Mon cerveau d'avant Internet me manque » (1). C'est drôle. Vaguement perturbant, aussi. L'œuvre, une impression de lettres capitales noires sur fond mauve signée Douglas Coupland (le romancier canadien, auteur de Génération X, est également artiste visuel), connaît un succès certain sur le Net, où on l'affiche comme un trait d'esprit doublé d'un trait de génie, une illumination.

« Mon cerveau d'avant Internet me manque » ? La formule exprime quelque chose que nous sommes nombreux à ressentir confusément. Et si les technologies numériques nous transformaient en profondeur, jusqu'à modeler notre fonctionnement cognitif ? La question est d'autant plus d'actualité qu'elle hante un épais rapport, L'Enfant et les écrans (2), de l'Académie des sciences, rendu public le 22 janvier dernier, consacré à l'impact des écrans sur les enfants. Alors, sommes-nous – comme aurait pu dire Richard Virenque – des mutants « à l'insu de notre plein gré » ?

Les pupilles baladeuses

Au Lutin (Laboratoire des usages en technologies de l'information numérique), à Paris, des chercheurs observent au plus près le lecteur du XXIe siècle en activité. Un appareil enregistre le mouvement de ses yeux lorsqu'il lit un texte sur l'écran d'un ordinateur, la succession des fixations, quand l'œil capte une information, et des saccades, quand l'œil se déplace. « Lorsque nous lisons un texte imprimé, explique Thierry Baccino, professeur de psychologie cognitive et maître des lieux, le mouvement oculaire est caractérisé par des fixations plus ou moins longues et de nombreux retours en arrière : on parle d'une lecture profonde et attentive. La lecture du Web, elle, n'est pas linéaire. C'est une lecture sélective de recherche d'information qui doit être rapide et efficace. »

Ainsi, sur écran, nous avons les pupilles baladeuses. Elles courent d'un paragraphe à l'autre, s'avisent furtivement de la nature de la bannière de pub qui clignote en haut et de l'hyperlien en bas à droite (intitulé « Valérie Trierweiler, encore une gaffe ! », c'est tentant...). Elles reviennent au document initial et plongent dans un hypertexte, soit une autre page Web qui enrichit notre compréhension. Ou l'affaiblit...L'hypertexte est assurément une invention formidable, ce peut être aussi une chausse-trape ouvrant sur d'autres pages tapissées de liens qui, de fil en aiguille, nous font perdre de vue l'objet originel de notre lecture. C'est ce que les scientifiques appellent la « désorientation cognitive ».

Sur la Toile, le cheminement de la pensée n'est pas contrôlé par l'auteur, mais par le lecteur. Or « il est paradoxalement beaucoup plus difficile de lire en ayant le choix du contenu », assure Thierry Baccino, pour qui la lecture hypertextuelle génère « une anxiété qui fait perdre jusqu'à 30 % de la force de travail ».

Comme le résume l'essayiste américain Nicholas Carr dans un livre remarquable (meilleur que son titre : Internet rend-il bête ? éd. Robert Laffont, 2011), « quand nous nous connectons en ligne, nous entrons dans un environnement qui favorise la lecture en diagonale, la pensée hâtive et distraite, et l'apprentissage super­ficiel. On peut très bien réfléchir en profondeur en surfant sur le Net, de même qu'on peut très bien réfléchir de façon super­ficielle en lisant un livre, mais ce n'est pas le type de réflexion que cette technologie favorise et récompense. »

Mon cerveau fait du jet-ski

De là à conclure que la culture numérique, propice au zapping, nous rend nous-mêmes superficiels, il y a un pas que Carr, vrai technophile au demeurant, franchit allégrement. « J'ai l'impression que le Net endommage ma capacité de concentration et de contemplation, écrit-il. Que je sois en ligne ou non, mon esprit compte maintenant avaler l'information telle que le Net la livre : dans un flot rapide de particules. Le plongeur qui, naguère, explorait l'océan des mots, en rase désormais la surface à la vitesse de l'éclair comme un adepte du jet-ski. »
« En échange des richesses du Net,
nous renonçons à notre bon vieux
processus de pensée linéaire. »
Nicholas Carr, essayiste

Un sentiment personnel qu'au fil d'un ouvrage nourri d'études scientifiques il étend à l'humanité entière – du moins celle imbibée de technologie numérique. « Il semble que [...] nous soyons arrivés à un tournant majeur de notre histoire intellectuelle et culturelle, à une transition entre deux modes de pensée très différents. Ce à quoi nous renonçons en échange des richesses du Net [...], c'est à notre bon vieux processus de pensée linéaire. Calme, concentré et fermé aux distractions, l'esprit linéaire est marginalisé par un esprit d'un nouveau type qui aspire à recevoir et à diffuser par brefs à-coups une information décousue et souvent redondante — plus c'est rapide, mieux c'est. » Nous basculerions irrémédiablement dans autre chose, en somme. Un bond évolutif non pas droit devant, mais de côté. En plein dans une flaque boueuse.

J'apprends, donc je me reconfigure

Après tout, ce ne serait pas la première fois qu'une nouvelle technologie nous transforme en profondeur. Prenez l'invention de l'écriture, cet incroyable « booster » culturel qui a propulsé les hommes dans une autre dimension. A l'époque, il y a cinq mille ans, la reconnaissance des mots ne nous était pas naturelle. Elle ne l'est toujours pas, remarquez – à la différence du langage parlé, désormais inscrit dans nos gènes. Nous naissons avec le même cerveau que le chasseur-cueilleur d'il y a quelques dizaines de milliers d'années. Mais par la grâce de ce que les scientifiques nomment la « plasticité neuronale », notre joli petit bloc de matière grise est capable de s'adapter à des contextes nouveaux.
Nos connexions neuronales
se font et se défont
tout au long de notre existence.

A NeuroSpin, un centre d'imagerie cérébrale de l'Essonne, des chercheurs étudient l'acquisition de la lecture, à leur façon déconcertante : ils enfournent tour à tour dix enfants de 6 ans dans une IRM (« pas de panique, c'est sans danger ! »). Dix élèves de CP qui, en classe, découvrent la joie indicible de déchiffrer des lettres, des phrases, des contes. Tous les deux mois, des vues de leur cerveau immortalisent l'évolution de l'apprentissage – une zone fonce peu à peu dans la région occipito-temporale. Il s'agit de tenter de valider l'hypothèse du « recyclage neuronal » chère au neuro­scientifique Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France et directeur du laboratoire : notre système cognitif détourne des fonctions dévolues à la reconnaissance des objets et des visages pour les ouvrir à la reconnaissance des symboles écrits. Bref, il fait du neuf avec du vieux.
Au-delà des mécanismes subtils qui s'opèrent lors de l'apprentissage de la lecture, une chose est sûre, notre cerveau se reconfigure en apprenant. C'est l'une des découvertes majeures de ces dernières décennies : nos connexions neuronales se font et se défont tout au long de notre existence au gré de certaines expériences.

<p>Illustration : Beb-Deum pour Télérama</p>
Illustration : Beb-Deum pour Télérama

Une meilleure attention visuelle ?

Et nos smartphones, tablettes, consoles de jeux, dont nous faisons un usage toujours plus intensif : modèlent-ils un peu, beaucoup, pas du tout, les cent milliards de neurones qui bouillonnent dans chacune de nos boîtes crâniennes ? Tout dépend de ce qu'on y fait. Dévorer Michel Houellebecq sur une liseuse réjouit nos synapses de la même manière que dans sa version imprimée.

       « Lire sur un ordinateur ou sur papier active les mêmes zones cérébrales, explique le professeur Thierry Baccino. Sauf que lorsque nous lisons sur écran, c'est essentiellement pour rechercher des informations. Or cette activité, souvent liée à la prise de décision, mobilise quant à elle les aires frontales du cerveau. »

Et cela a aussi ses avantages. De nombreux scientifiques louent certains apports cognitifs de nos écrans : l'amélioration des capacités d'attention visuelle, tout comme le développement de la pensée en réseau, circulaire et fonctionnant par analogies. Pour Olivier Houdé, professeur de psychologie cognitive et coauteur du rapport de l'Académie des sciences (2) , la pratique de certains jeux vidéo, quand elle est régulée, « apprend à rompre les habitudes mentales. Par exemple lorsque le joueur, pour réussir un nouveau niveau, doit oublier la stratégie gagnante qu'il a utilisée au niveau précédent ». Et d'ailleurs, selon lui, « tout porte à croire que, par ses capacités d'adaptation, le cerveau intégrera les outils numériques récents dans ses circuits neuroculturels, comme par le passé il a intégré lecture et écriture ».

Socrate contre Google

Mais à quel prix ? Au cœur de l'angoisse suscitée par la révolution numérique, il y a cette idée, vertigineuse : nous façonnons des outils, et ensuite ce sont eux qui nous façonnent. Ainsi, l'invention de la carte a jadis bouleversé notre perception de l'espace, qui s'étend désormais bien au-delà de ce que nous voyons. La création de l'horloge a chamboulé notre conception du temps, débité en tranches égales qui rythment nos journées. Et Internet ? Google cristallise à lui seul la menace d'un bouleversement profond de notre mémoire.

Publiée en juillet 2011 dans la revue Science, une étude américaine sur les moteurs de recherche démontre que l'on se souvient moins bien des informations que l'on sait pouvoir retrouver sur notre ordinateur que de l'endroit où elles sont stockées. Faut-il en conclure que, peu à peu, sans même en avoir conscience, nous déléguons notre savoir à des mémoires externes ? Transformons-nous notre propre mémoire, terreau de la maturation de la pensée, en simple index de nos connaissances ? Dans ce cas, il y a péril en la demeure !

Si Socrate était parmi nous, il prendrait l'affaire très au sérieux. Déjà, à son époque antique, le maître de la rhétorique s'inquiétait de la propagation de l'écriture, qui selon lui exposait les hommes au risque de s'assécher, de se « vider » de la culture. Il y a cinq cents ans, l'imprimerie de Gutenberg engendra des craintes semblables : ferons-nous encore l'effort de mémoriser le savoir dès lors qu'il se trouve dans les livres ? Avec le recul, évidemment, il est clair que l'écriture et la reproduction massive des ouvrages n'ont pas appauvri la pensée, bien au contraire.
« Dans notre univers hyperconnecté,
l'érudit a aujourd'hui nettement moins
d'utilité que le créatif »
Etienne Koechlin, neurobiologiste

N'empêche. La facilité avec laquelle, d'un coup de smartphone, nous accédons à Wikipédia et à moult informations personnelles (dates de naissance des proches, numéros de téléphone...) repose de façon aiguë cette problématique de l'externalisation de la mémoire. Pour l'heure, nul ne peut présager de son impact réel sur le cerveau. Au moins peut-on déjà constater certains de ses effets sur notre société, telle la dévalorisation de la figure du savant au profit du chercheur. « Dans notre univers hyperconnecté, note le neurobiologiste Etienne Koech­lin, l'érudit, riche de connaissances, a aujourd'hui nettement moins d'utilité que le créatif. C'est ainsi, chaque technologie favorise un type d'individu plutôt qu'un autre. »

La culture par les écrans ?

C'est indiscutable, la révolution numérique reconfigure notre rapport au monde et aux autres, comme elle nous affecte au plus profond de nous-mêmes. « Les bienfaits d'Internet sont considérables », dit en souriant le neuropsychologue Francis Eustache, émerveillé par les formidables avancées scien­tifiques que favorisent l'accès aux publications et la communication entre les chercheurs d'un bout à l'autre de la planète. « Il ne faut pas avoir peur du progrès, mais il faut l'interroger. »
« Quand une technologie nouvelle
se met en place, elle est
toujours inhumaine. »
Serge Tisseron, psychiatre

Que serons-nous demain ? Dans les plateaux de la balance, des apports et des pertes, une pile de questions et peu de réponses. Notre « bon vieux processus de pensée linéaire » est-il en passe de nous fausser compagnie, marquant là un tournant dramatique pour notre espèce ? Le psychiatre Serge Tisseron, coauteur du rapport de l'Académie des sciences, n'y croit guère. « La culture du livre ne disparaîtra pas, tout simplement parce qu'en inventant le livre l'être humain a créé quelque chose qui lui est fondamental : la pensée narrative, la mémoire événementielle, l'attention profonde... Quand une technologie nouvelle se met en place, elle est toujours inhumaine. Et puis elle s'adapte peu à peu à notre esprit, en même temps que l'esprit s'adapte à elle. L'opposition entre la culture du livre et la culture des écrans est probablement destinée à s'effacer derrière une culture "par les écrans", qui intégrera le meilleur de l'une et de l'autre. » Probablement. Croisons tout de même très fort les doigts, à nous en faire fumer les synapses.

> A lire aussi : Pas de DVD pour bébé !
(1) « I miss my pre-Internet brain », en VO.
(2) L'Enfant et les écrans, Un avis de l'Académie des sciences, de Jean-François Bach, Olivier Houdé, Pierre Léna et Serge Tisseron, éd. Le Pommier.

  (http://www.telerama.fr/medias/internet-modifie-t-il-mon-cerveau,93189.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20130211)
 

mercredi 6 février 2013

4 conseils pour réussir sa stratégie BYOD


Chronique de 


4 conseils pour réussir sa stratégie BYOD

BYOD, tout le monde en parle... certains l'ont même fait. C'est mon cas. Après 5 années de pratique, il en ressort 4 points clés pour réussir son projet. C'est simple, rapide et terriblement efficace. Le BYOD, ça plait aux utilisateurs mais ça permet aussi de rendre la DSI moteur du développement de l’entreprise.
La liberté réelle et ressentie qu’implique le BYOD pose souvent de nombreux problèmes aux directions informatiques, du fait des nombreuses idées fausses associées à la complexité entourant l’utilisation de périphériques personnels en entreprise. C’est pourquoi, j'ai voulu partager quelques conseils pratiques avec vous à prendre en compte dans l’élaboration d’une stratégie BYOD.

1) Ne rendez pas le BYOD compliqué, contentez vous de le préparer : impliquez tous les acteurs et définissez des meilleures pratiques.

Une implication appropriée des différents acteurs du projet et une bonne compréhension des meilleures pratiques doivent constituer le point de départ de tout projet BYOD. L’étude Citrix dédiée au bureau du futur, une enquête indépendante effectuée auprès de 1 900 décisionnaires informatiques séniors répartis dans le monde entier dont la France, a révélé qu’en général, la direction informatique, la direction générale et la direction des ressources humaines étaient les groupes les plus souvent impliqués dans le développement formel d’une stratégie BYOD.

2) Ne pas réussir à se préparer équivaut à se préparer à ne pas réussir : définissez clairement les stratégies et les paramètres, et imposez-les clairement.

Le BYOD, ce n'est pas pour tout le monde mais c'est pour toutes les entreprises. Dès le début, il est indispensable que toutes les parties prenantes se mettent d'accord sur les critères clés du projet de stratégie BYOD. Il apparaît très difficile, voire impossible, de mettre en œuvre une stratégie BYOD complète sans prendre en compte les éléments fondamentaux suivants :
  • Éligibilité : qui peut participer ?
  • Périphériques : qu’est-ce qui est permis ?
  • Applications et données : qu’est-ce qui est disponible ?
  • Support technique : quels services sont offerts ?
  • Conformité réglementaire : quelles sont les implications légales de l’utilisation ?
  • Aspects financiers : qui est le propriétaire et qui paie pour quoi ?
Définissez les exigences de chaque groupe qui prend part au projet et personnalisez votre stratégie BYOD en conséquence.

3) Concrétisez le projet : une stratégie BYOD simple et sécurisée est toujours la plus efficace.

Ne reproduisez pas à l'identique ce qui existe sur les postes de l'entreprise.
Les entreprises peuvent facilement s’appuyer sur leur infrastructure informatique existante ainsi que sur des applications SaaS pour en extraire le nécessaire et ainsi garantir le déploiement efficace et sécurisé de leur stratégie BYOD. 
Effectué correctement, ce déploiement garantira la confidentialité des données, la sécurité des informations stratégiques et le respect des obligations en matière de conformité réglementaire.
Les équipes informatiques n’auront plus à se concentrer sur le provisioning et la maintenance des périphériques. Elles pourront à la place consacrer leur temps à la mise en place de services sécurisés, de services cloud et d’un accès sécurisé aux applications et postes virtuels. Plus encore qu'on ne le croit, le BYOD réduira significativement le recours au support technique. En effet, les employés accorderont un plus grand soin à la maintenance de leurs périphériques personnels et développeront une bien meilleure connaissance de l'étendue de leurs capacités.  
De plus, il permettra aux entreprises de fixer et d’atteindre des objectifs de réduction des coûts, notamment pour l’achat et la maintenance des périphériques.
Suite à la mise en place du programme BYOD adopté chez Citrix, plus de la moitié des employés déclare avoir constaté une nette amélioration de sa productivité et l'entreprise a enregistré une réduction annuelle de 18 à 20% de ses coûts d’exploitation. Ce qui représente tout de même une sacrée valeur ajoutée !
Dotées d’une infrastructure informatique fiable et sécurisée, les entreprises disposent de la capacité à faire évoluer tous leurs secteurs prioritaires afin de les adapter à l’évolution constante des besoins. Par exemple, le travail mobile permet aux entreprises de déplacer le travail tout en réduisant leurs coûts, en permettant à leurs employés de choisir où et quand travailler.Ce qui d’une part répond au souhait de l’employé de pouvoir travailler n’importe où, et d’autre part garantit la continuité de service à l’entreprise. Les collaborateurs demeurent productifs quel que soit l’endroit et le moment.

4) Soyez la tortue, et non le lièvre : évitez les idées fausses, soyez méticuleux et réduisez vos coûts. 

En conservant une approche simple et sécurisée du BYOD, vous écarterez les idées fausses les plus couramment répandues et supprimerez toutes les barrières freinant la mise en œuvre de meilleures pratiques. 
N’oubliez pas :
  • Ne combattez pas, accompagnez !  : adoptez la flexibilité permise par le BYOD.
  • Faites simple : la meilleure stratégie BYOD est encore la plus simple.
  • Adoptez le libre-service : laissez les utilisateurs choisir les applications, les périphériques et les données qu’ils veulent et dont ils ont besoin.
  • Garantissez la sécurité des informations : les données sensibles sont protégées au sein d’une infrastructure informatique centralisée et sécurisée.
  • Réduisez les coûts : le BYOD représente un gain financier à la fois pour l’entreprise et pour l’employé (coûts de support technique réduits, partage des coûts d’achat, économie de ressources, etc.).
Dotées d’une réelle stratégie BYOD, les entreprises pourront facilement s’assurer que l’information sera en permanence disponible au moment et à l’endroit voulus, tout en respectant strictement leurs obligations en matière de conformité. Dans un contexte concurrentiel exacerbé où l’accès permanent aux applications et services d’entreprise est crucial, le BYOD permet aux individus d’accéder aux services de leur choix à partir de n’importe quel périphérique et de n’importe quel système d’exploitation.
Capables de réduire significativement leurs coûts tout en bénéficiant d’une productivité accrue, les entreprises peuvent désormais espérer une profitabilité optimale. 

http://www.journaldunet.com/solutions/expert/53300/4-conseils-pour-reussir-sa-strategie-byod.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML5_E10239367&f_u=2278724 )
  
Chronique de 
Responsable marketing produit, Citrix Systems

Un câblo-opérateur américain rachète Virgin Media pour 16 milliards de dollars


Un câblo-opérateur américain rachète Virgin Media pour 16 milliards de dollars

Liberty Global accède ainsi à un marché desservant plus de 25 millions de clients en Europe.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/pepites/cablo-operateur-americain-rachete-virgin-media-pour-16-milliards-dollars-630350.html#AZwLjW4Y7fuUuSyY.99 


Multimédia

Publié le 6 février 2013 


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La société américaine devrait ainsi devenir le leader mondial du secteur
La société américaine devrait ainsi devenir le leader mondial du secteur Crédit Reuters
Le câblo-opérateur américain Liberty Global a annoncé hier qu'il rachetait son concurrent britannique Virgin Media pour 15,75 milliards de dollars (11,59 milliards d'euros). Avec la dette, l'accord se chiffre à plus de 23 milliards de dollars (16,9 milliards d'euros).
La société américaine entend ainsi devenir le leader mondial du secteur en accédant à un marché desservant plus de 25 millions de clients en Europe.
Le nouveau groupe va se focaliser sur les marchés européens et affichera une taille suffisante "pour être à l'avant-garde du changement technologique pour les clients", apprend-on dans le communiqué de Liberty Global.
Liberty Global ambitionne de détrôner le magnat des médias Rupert Murdoch. Pour le moment numéro deux du secteur en Grande-Bretagne, l'entreprise américaine pourrait bien dépasser le groupe concurrent BSkyB, contrôlé par Murdoch.
Le câblo-opérateur américain est déjà présent dans 13 pays, dont 11 en Europe. Il avait racheté en 2010 et 2011 les numéros deux et trois du câble en Allemagne, Unitymedia et Kabel BW, pour respectivement 3,5 milliards d'euros et 3,16 milliards d'euros. Il a en revanche abandonné son OPA sur les belges de Telenet en janvier dernier.
 


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